Chéol et Tehaya les exilées chapitre 1
Tehaya
 
Je m’agenouillai tranquillement devant la tombe de granite de ma mère. Aujourd’hui j’avais réussit à ramasser assez d’argent pour pouvoir acheter des fleurs. Je les déposait doucement devant moi, espérant que de haut des cieux, ma mère aimait toujours les lys rouges. Je me relevais et me préparais à partir quand je cru apercevoir une ombre du coin de l’œil. Je me retournais rapidement, cherchant l’intrus. Rien. Je restais quand même sur mes gardes et fit le tour du cimetière. Toujours rien. Cela devait être mon imagination qui me jouait des tours. Un bruissement ce fit entendre. Je me retournais. Personne. Je sentais une main se déposé sur mon épaule, mais je ne voyait toujours personne. On m’entraînait loin des yeux de tous, vers une ruelle que personne ne remarquait. Je me dit que je devais rêver, c’étais totalement illogique de se faire entraîner par quelqu’un d’invisible. Une voix sinistre raisonna :

-Fais comme si de rien n’était et marche normalement vers la ruelle.

Je sentais une lame contre ma nuque et avançais. Lorsque finalement nous arrivions au fond de la ruelle, mon agresseur m’ordonna de me retourner. J’obéis et me retournais en prenant tout mon temps. Mon agresseur étais désormais visible. D’une trentaine d’année, l’homme avait un air maladif, de magnifique yeux turquoise, malheureusement éteints, des cheveux fins qui frisait juste un peu plus haut que ses épaules, et des épaules assez larges.

-Qui êtes-vous ? demandais-je sans vraiment vouloir connaître la réponse, ne voulant que gagné quelques minutes.

-Je m’appelle Ève, me répondit -il.  

-Ève ? N’étiez-vous donc pas sensé être un homme ? C’est seulement que vous n’avez pas la «forme» d’une femme.

sous mes yeux, peu à peu la morphologie de l’homme se modifia. Ses bras et ses jambes devinrent plus délicats. Ces hanches et sa poitrine s’arrondirent doucement, pendant que son ventre se révélait plus mince et plat. Sur sa tête, ces cheveux changèrent et prirent vie, donnant naissance à de magnifiques serpents brun et ses yeux devinrent deux rubis flamboyants telle de minuscule soleil. Je reculais, effrayer par l’apparence peu commune qu’elle avait. Ève s’avança d’un pas décidé, sa peau blême luisante d’une sueur à la provenance non identifiée. Je reculais jusqu’au mur, me demandant ce que cette créature aux cheveux de serpents me voulait. Plus Ève se rapprochait de moi, plus j’avais peur. Ses yeux flamboyaient de plus en plus. Je me demandais quelle était cette créature du diable. Rendu à environ un mètre devant moi, elle s’arrêta. C’est yeux flamboyait tellement maintenant qu’il m’était rendu impossible de soutenir son regard. Je sentis sa main brûlante sur mon épaule et détournais la tête contre le mur, sachant que j’allais bientôt mourir. C’était à cet instant précis que je tombais sans connaissance, lorsque je sentais une violente brûlure à la poitrine.
 
 
 
Zachy
 
Pourquoi faisais-je toujours des choses si idiotes ? C’étais ce que je me disais en grimpant sur cette tour lisse comme du verre. J’agrippais le rebord d’une fenêtre, me projetant vers le haut. J’attrapais le bord du toit et grimpais dessus, m’arrêtant pour rester un instant. Tout à coup, un bruit à vous percer les tympans se fit entendre et un tremblement secoua la tour et je dû m’accrocher pour ne pas tomber, les chutes de 30 mètres n’étant pas recommander ces temps-ci. Dès que se fut fini, je me précipitais du côté d’où c’étais venu. Je regardais en bas, me demandant ce que ça pouvais être, puisque ça ne ressemblait pas à un tremblement de terre. Je restais figé sous la vision qui s’offrait à moi : au pied de la tour, un grand trou c’étais formé et au centre reposait une jeune fille inconsciente. J’attachais la corde qui pendait à ma ceinture et me jetais en bas. À cinq mètre du sol, je tirais sur la corde pour arrêter ma chute et terminais ma descente contre le mur. Arrivé au sol, je m’approchais de la fille. Tous à coup, un détail macabre attira mon attention : peu à peu, des cendres se rassemblaient pour former le corps d’une femme à la chevelure de serpent. Effrayé, j’attrapais la jeune fille qui reposait au fond du trou et m’élançais vers la sortie de la ruelle.
 
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